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ANATOLE DANS LA TOURMENTE DU MORNE SIPHON

Posté par andrivonmilton le 29 juin 2010

numrisation00371.jpg  Sabine ANDRIVON-MILTON a écrit un roman historique et elle a accepté de répondre à nos questions.1.      Pourquoi avez-vous décidé d’écrire un roman ?  Mon fils de 10 ans m’a reproché un jour d’écrire pour les autres et pas pour lui. Cette remarque m’a beaucoup fait réfléchir et je me suis rendue compte que mes écrits ne concernaient effectivement qu’un public bien particulier. J’ai aussi repensé à ceux qui m’ont avoué avoir acheté mes livres mais qu’ils ne les avaient pas encore lus car leur lecture demandait de la disponibilité et de la concentration. J’ai compris qu’il fallait écrire un ouvrage pour mon fils mais aussi pour le grand public afin de mettre l’histoire à la portée de tous. Le roman semblait être la solution la plus adéquate. J’ai décidé d’écrire un roman historique. 2. Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées pour écrire ce roman ? Elles ont été nombreuses. Ecrire des livres d’histoire est un exercice qui demande de la rigueur. Ecrire un roman demande de se « lâcher » et j’ai eu beaucoup de mal à le faire. Il faut laisser « vagabonder » son imagination, inventer des personnages et des situations, des intrigues… Mais étant donné qu’il s’agissait d’un roman historique, il fallait respecter les faits historiques. Cet exercice a été très compliqué. Un « lecteur-testeur » m’a fait remarquer qu’il manquait de la couleur, des senteurs, des ambiances et que j’étais restée trop académique. J’ai alors tenu compte de ses remarques et j’ai réécrit le texte. 2.      Qui étaient vos lecteur-testeurs ? Madame et Monsieur tout le monde : des voisins, des amis. Des spécialistes, Marie-José SAINT-LOUIS pour les traductions en créole, Patrice LOUIS et Pascale LAVENAIRE pour la relecture, Tony MARDAYE pour les couleurs, l’ambiance et les senteurs. Merci à eux. 

 

3.      Vous avez dédié ce roman à Valentin Lindor ? Qui était-il exactement ? 

Effectivement, Valentin LINDOR était le dernier Poilu de la Martinique et j’ai eu la chance de le rencontrer et de discuter longuement avec lui. Je raconte un peu son histoire. 

4.      Qu’attendez-vous du public ? 

Qu’il s’empare du roman, qu’il le lise pendant les vacances. Qu’il découvre l’histoire de la Martinique pendant la Grande Guerre. Je souhaite aussi que ce roman soit étudié dans les classes car étant enseignante, je l’ai écrit pour qu’il serve aussi de document pédagogique.

 JC-L

 

Judes DURANTY nous livre une analyse du roman sur son blog.Cette anlyse est aussi visible sur les sites potomitan et montreykreol et sera publié dans le magazine ANTILLA.

France-Antilles du jeudi 30 juillet en parle.

 ANATOLE DANS LA TOURMENTE DU MORNE SIPHON pdfnouvellessemaine0019p3031.pdf

Présentation du roman
Album : Présentation du roman
Le 22 octobre 2010, la ville de Saint-Joseph a invité les joséphins à la présentation du roman.
4 images
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8 mai 2009

Posté par andrivonmilton le 9 mai 2009

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Jour de commémoration de la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Sabine ANDRIVON-MILTON a participé aux cérémonies au Lamentin le matin accompagnée de quatre élèves et l’après-midi à Ducos.

Dans cette ville, elle a fait une brève allocution en rapelant aux personnes présentes que les Archives Départementales recueillaient les souvenirs des anciens combattants. Elle a aussi annoncé que faute de budget cette année, la manifestation monuments aux morts en lumières ne se déroulerait certainement pas. Elle a conclu son discours en demandant au Maire de Ducos de nommer une place du nom de Valentin Lindor, dernier poilu martiniquais.

En concluant son discours, Michel Thimon a créé la surprise en demandant à Mr le Maire de remettre à l’historienne un diplome d’honneur. pour son courage et ses recherches concernant les Héros ducossais morts pour la France. Surprise et émue, Sabine ANDRIVON-MILTON  a remercié chaleureusement l’association des anciens combattants et l’assistance qui n’a pas cessé de la féliciter. Ce 8 mai restera une date mémorable pour l’historienne.

 

LA PRESSE EN A PARLE

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Baptême de noms de rue et de bâtiments au RSMA de Gondeau

Posté par andrivonmilton le 10 mai 2008

Le 7 mai 2008, le camp militaire de Gondeau a baptisé 16 de ses rues, places ou bâtiments du nom de combattants martiniquais ayant participé à un ou plusieurs conflits vécus par la France depuis le XIXe siècle.

Liste des noms retenus pour figurer dans le camp  de Gondeau:

- Général Elie DE VASSOIGNE

- Liuetenant-colonel Paul BALTHAZAR

- Capitaine Gérard PIERRE-ROSE

- Capitaine Mathurin Varasse BEROL

- Lieutenant Guibert JEAN-MARIE

- Aspirant Sixte Héribert CHALONO

- Adjudant-chef Valetin BEHELO

- Adjudant-chef Philippe CAPDEVILLE

- Sergent William PLACY

- Sergent Mathieu CILPA

- Caporal-chef Victor JEAN-PIERRE

- Première classe Valentin LINDOR

- Soldat Amédée AUBERY

- Soldat Pierre CASIMIRIUS

- Soldat Jean PADE

- Yves GOUSSARD

Manifestation annoncée par RFO Radio

 

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article tiré du magazine MADIKERA n°83 de mai-juin-juillet 2008

 

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hommage au dernier poilu martiniquais

Posté par andrivonmilton le 3 avril 2008

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Hommage à Valentin LINDOR, le dernier poilu martiniquais

A l’heure où disparait le dernier poilu français, il convient de se poser des questions sur la mémoire que nous avons gardé de la Première Guerre Mondiale et du devoir de mémoire que nous devons perpétrer.

La disparition de ce dernier soldat de la Grande Guerre met fin à un épisode douloureux de l’histoire nationale sans toutefois effacer cette histoire. Les lieux de mémoire sont nombreux sur le territoire national et local à travers les monuments aux morts et les noms de rues. Des films (Un long dimanche de fiançailles, joyeux Noël, Indigènes,…) et de nombreux ouvrages sur le sujet retracent avec force détails les épisodes de cette guerre. L’histoire de la Première Guerre Mondiale est au programme des classes de CM2, de Troisième et de Première et donc étudiée par les jeunes générations. Chaque année, les cérémonies du 11 novembre rendent hommage à tous les combattants et des associations mettent en place des événements afin d’interpeller la population.

N’oublions pas que malgré la distance, la Martinique et ses habitants ont été directement concernés par ce conflit et que 1876 Martiniquais sont morts sur le champ d’honneur. Leurs noms (pour la plupart) sont gravés sur les monuments aux morts et inscrits dans un livre d’or. Retenons, au-delà des questionnements, que des Martiniquais ont pris part à un événement international et qu’ils ont contribué à repousser un ennemi qui, s’il avait conquis la France, aurait conquis aussi les colonies dont la Martinique.

Avec la disparition du dernier poilu français, il convient de se demander qui était le dernier poilu martiniquais et de lui rendre des hommages posthumes. Il s’agit de Valentin LINDOR, né à Ducos le jour de la Saint-Valentin en 1898, fils de Lindor Ruffin et de Banal Marie-Françoise. Il avait sept sœurs et un frère.

Incorporé à la compagnie coloniale de la Martinique le 11 mai 1917, il embarque à destination de la France le 25 juin 1918 à bord du paquebot « Haïti » et intègre le 10e régiment d’artillerie à pied le 15 juillet 1918. Son grand frère Henri avait été incorporé mais grièvement blessé, il avait été amputé d’une jambe.

Nous avons eu la chance de rencontrer Valentin Lindor qui malgré son âge avancé, nous avait fait par de ses souvenirs de guerre. Il n’avait jamais oublié l’attitude de sa mère qui le croyant mort au front – car il n’avait pas donné de nouvelles à sa famille – s’était évanouie lorsqu’elle l’aperçu chevelu et barbe hirsute. Il était revenu à la  Martinique en février 1920 rapatrié par le paquebot « Haïti ».

Il reprit aussitôt ses activités à l’usine de Petit-Bourg où il travailla jusqu’à son départ à la retraite. Entre temps, il avait fondé sa famille et avait eu cinq enfants dont un fils prénommé Edouard. Mais l’histoire de Valentin LINDOR ne s’arrête pas là.

Ce jeune soldat n’avait pu faire valoir ses droits d’ancien combattant car il avait perdu son livret militaire. Il se contentait de suivre de loin les cérémonies en l’honneur des soldats de la Grande Guerre. Il a fallu que sa petite fille Marie-France découvre une petite plaque d’identité portant son numéro matricule pour que des recherches soient lancées et aboutissent 83 ans après la guerre à la reconnaissance de cet homme dans les rangs des anciens combattants. Ainsi en février 2002, il reçut la carte et la croix du Combattant et le 11 novembre 2002, la légion d’honneur. Le 2 décembre 2002, le dernier poilu martiniquais tirait sa révérence à l’âge de 104 ans. Il avait vécu sur trois siècles.

Il fut fait chevalier de la légion d’honneur le 11 novembre 2002 et quelques semaines plus tard notre dernier poilu s’est éteint le 1er décembre 2003 à l’âge de 104 ans. Il avait vécu sur trois siècles.

Le 7 mai, un des bâtiments du camp militaire du RSMA de Gondeau portera son nom. Ultime hommage rendu par l’Armée à ce dernier poilu.

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