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Interview pour le magazine Plume d’ici

(voir site) en cliquant sur le lien suivant: Plumes d’ici, le magazine littéraire des Antilles 

D’où vous vient cette passion dévorante de raconter ?

Déjà à l’école primaire (de Sainte-Thérèse), je prenais plaisir à réaliser des rédactions et je débordais d’imagination. L’envie de raconter m’est venue par la suite lorsque je me suis rendue compte qu’il fallait absolument transmettre le fruit de mes recherches historiques à la population afin qu’elle puisse en bénéficier. Pour moi, le support le plus adéquat est le livre car il est accessible à tous et on peut l’emporter partout.

La Martinique dans la grande guerre à travers ses soldats : désirs de réhabilitation ou simple recherche historique ?

D’abord une recherche historique qui a débouché sur un désir de réhabilitation. Je me suis lancée dans l’histoire militaire alors que je n’avais aucun lien avec ce milieu. Je l’ai découvert au fur et à mesure et je me suis rendue compte aussi que les anciens combattants souffraient d’un manque de reconnaissance de la part de la population et des jeunes. Je milite pour que les noms des soldats des différentes guerres soient rajoutés sur les monuments aux morts car pour moi, il s’agit là d’une juste réparation et d’un hommage de la Nation.

Dans votre dernier ouvrage « Anatole dans la tourmente du Morne Siphon », vous basculez dans le romanesque : infidélité à la passion scientifique ou rêve caché ?

Anatole est un roman historique. Ce n’est nullement une infidélité à la passion scientifique car les faits relatés sont tous réels. C’est une façon pour moi de mettre à la portée d’un plus large public cette partie de notre histoire. C’est aussi un clin d’oeil aux jeunes lecteurs qui j’en suis certaine prendront plus de plaisir à lire ce roman qu’un livre d’histoire pure.

Quel regard jetez vous sur la littérature antillaise ?

J’aime cette littérature dans laquelle on se retrouve, on sent les odeurs du pays et on voit les couleurs.

Je trouve que la littérature antillaise est très riche et diversifiée. Il faudrait sensibiliser nos jeunes à cette littérature en étudiant les auteurs antillais en classe.

Rencontrez-vous des difficultés dans la distribution de vos ouvrages ?

Avec les moyens modernes actuels (internet), la distribution se fait plus rapidement. Toutefois la crise du livre est là et les ventes sont de moins en moins nombreuses. Je vise le marché local en priorité et les librairies de la place diffusent mes ouvrages. Une bonne distribution passe forcément par une bonne communication. Il ne faut pas avoir peur d’aller à la rencontre des lecteurs lors de conférence et autres.

Manque t-il quelque chose à la littérature antillaise pour plus de rayonnement sur ses terres d’émission ?

Il manquait justement des espaces tel ce magazine. Il faudrait aussi un salon du livre où pourront se rencontrer auteurs et lecteurs. Il devrait y avoir plus d’émissions de proximité en télévision et en radio consacrées à la littérature.

Si vous étiez contrainte de dire quelque chose à nos lecteurs quelle serait-elle ?

je leur dirais qu’il faut absolument encourager la littérature antillaise car elle est le reflet de notre vécu. Cet encouragement passe aussi par l’achat des ouvrages. Pour ceux qui écrivent et qui n’ont pas encore sauté le pas de la publication, je les invite à le faire car maintenant Il existe des moyens modernes et peu coûteux qui permettent de publier en petit nombre.

Quels sont vos projets ?

Continuer la promotion du roman Anatole afin qu’il devienne un classique de la littérature antillaise. Bientôt paraîtra aux éditions Orphie mon prochain ouvrage intitulé La MartiMartinique en 200 questions-réponses. J’ai par ailleurs participé à la rédaction d’un ouvrage intitulé Le Fort DESAIX et le 33e RIMA, Une histoire de Marsouin aux Antilles qui paraitra en fin d’année.

Manuéla CHAUVET

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