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ANATOLE DANS LA TOURMENTE DU MORNE SIPHON

numrisation00371.jpg  Sabine ANDRIVON-MILTON a écrit un roman historique et elle a accepté de répondre à nos questions.1.      Pourquoi avez-vous décidé d’écrire un roman ?  Mon fils de 10 ans m’a reproché un jour d’écrire pour les autres et pas pour lui. Cette remarque m’a beaucoup fait réfléchir et je me suis rendue compte que mes écrits ne concernaient effectivement qu’un public bien particulier. J’ai aussi repensé à ceux qui m’ont avoué avoir acheté mes livres mais qu’ils ne les avaient pas encore lus car leur lecture demandait de la disponibilité et de la concentration. J’ai compris qu’il fallait écrire un ouvrage pour mon fils mais aussi pour le grand public afin de mettre l’histoire à la portée de tous. Le roman semblait être la solution la plus adéquate. J’ai décidé d’écrire un roman historique. 2. Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées pour écrire ce roman ? Elles ont été nombreuses. Ecrire des livres d’histoire est un exercice qui demande de la rigueur. Ecrire un roman demande de se « lâcher » et j’ai eu beaucoup de mal à le faire. Il faut laisser « vagabonder » son imagination, inventer des personnages et des situations, des intrigues… Mais étant donné qu’il s’agissait d’un roman historique, il fallait respecter les faits historiques. Cet exercice a été très compliqué. Un « lecteur-testeur » m’a fait remarquer qu’il manquait de la couleur, des senteurs, des ambiances et que j’étais restée trop académique. J’ai alors tenu compte de ses remarques et j’ai réécrit le texte. 2.      Qui étaient vos lecteur-testeurs ? Madame et Monsieur tout le monde : des voisins, des amis. Des spécialistes, Marie-José SAINT-LOUIS pour les traductions en créole, Patrice LOUIS et Pascale LAVENAIRE pour la relecture, Tony MARDAYE pour les couleurs, l’ambiance et les senteurs. Merci à eux. 

 

3.      Vous avez dédié ce roman à Valentin Lindor ? Qui était-il exactement ? 

Effectivement, Valentin LINDOR était le dernier Poilu de la Martinique et j’ai eu la chance de le rencontrer et de discuter longuement avec lui. Je raconte un peu son histoire. 

4.      Qu’attendez-vous du public ? 

Qu’il s’empare du roman, qu’il le lise pendant les vacances. Qu’il découvre l’histoire de la Martinique pendant la Grande Guerre. Je souhaite aussi que ce roman soit étudié dans les classes car étant enseignante, je l’ai écrit pour qu’il serve aussi de document pédagogique.

 JC-L

 

Judes DURANTY nous livre une analyse du roman sur son blog.Cette anlyse est aussi visible sur les sites potomitan et montreykreol et sera publié dans le magazine ANTILLA.

France-Antilles du jeudi 30 juillet en parle.

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Présentation du roman
Album : Présentation du roman
Le 22 octobre 2010, la ville de Saint-Joseph a invité les joséphins à la présentation du roman.
4 images
Voir l'album

 

 

3 Réponses à “ANATOLE DANS LA TOURMENTE DU MORNE SIPHON”

  1. Fabienne dit :

    J’invite tous les Martiniquais à lire ce roman. Il est tellement bien qu’on en redemande. Il se lit très vite et il est si prenant que l’on n’a pas envie de le lacher. Du rire, des larmes, de la réflexion et le tout en s’instruisant car les faits sont réels. L’histoire vue ainsi c’est autre chose. merci à Sabine ANDRIVON-MILTON.

  2. Bonjour Sabine,
    Je viens de terminer ANATOLE et je suis encore toute bouleversée.
    J’ai la passion de l’écriture, mes esquisses sont au fond d’un classeur. Mais, vous avez traduit de belle manière l’âme antillaise à travers cet ouvrage. Très bien dosé.
    J’aimerais connaître les références de ton livre qui évoque les soldats Martiniquais morts pendant la grande guerre. J’ai un grand-oncle qui en fait partie. J’ai égaré l’article de journaux qui en parlait. J’espère trouver le livre en librairie. Sinon, je compte aller me recueillir cettte année sur son emplacement à Arcachon. Ainsi, j’aimerais bien savoir s’il y a des familles souhaitant faire de même. J’attends tes appréciations. Je suis croyante et j’ai une petite prière disant qu’ils faut honnorer ces personnes mortes à la guerre et pour lesquelles la famille n’a pas porté le deuil et ne les ont pas remis à Dieu. A bientôt Sandrine! et merci encore. J’ai les larmes aux yeux. Tout ce que me racontait ma mère vous l’avez transcrit. Que Dieu vous bénisse. A bientôt . Ginette P.

  3. Alors, mes impressions concernant ANATOLE DANS LA TOURMENTE DU MORNE SIPHON…..
    Eh oui, avec avidité, je tounais les pages ,car sans le vouloir tu écrivais des lignes de mon histoire , mon enfance dorée à , SAINT JOSEPH en MATNIK.
    Très souvent j’étais amené à écrire le courrier de ma grand mère (le poto mitan de ma vie) à l’intention de son fils (mon parrain) qui poursuivait ses études en FWANSE .
    D’autre part j’étais le scribe tout désigné pour certaines de ses amies ,qui résidaient au bourg de SAINT JOSEPH.
    Après ,plus grand ,durant mes années au lyçée SCHOELCHER ,je « tenais » la correspondance de deux voisines qui venaient de la DOMINIQUE(barriére de la langue) où ,elles me racontaient leur vie et leurs déboires avec les hommes .
    Autre élément, nous avions notre arriére grand mère qui habitait à PRESQU’ILE et dans notre voisinage il y avait un ancien combattant de la premiére guerre yo té ka kryé « missié Pyè -jamb koupé »(avec une jambe de bois) qui m’intriguait beaucoup avec sa démarche « clopi -clopant »,fumant la pipe,toujours buste nu ou portant simplement un « marcel » et toujours son bakoua en guise de couvre -chef pour le protéger du soleil.
    D’ailleurs à ce propos pourquoi y avait il un si grand nombre de mutilé en particulier de la jambe?
    Donc merci pour ce roman qui est une page d’histoire non pas de la MATNIK mais de la FWANSE

    A.D.

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